Le club lecture, réuni à la Maison des Associations, a sélectionné quelques ouvrages (novembre 2025)
Le club lecture, réuni à la Maison des Associations, a sélectionné quelques ouvrages (novembre 2025) (est joint pour chaque ouvrage le résumé de quatrième de couverture).
Thomas PYNCHON : Vineland (Seuil)
Zoyd Wheeler : drôle de nom, mais pas si loufoque pour un type dont l'activité principale consiste à se jeter à travers une fenêtre chaque année, devant une caméra, et ce uniquement pour toucher la prime d'État aux handicapés mentaux. Quoique le reaganisme couve : adieu donc aides, primes, pensions. Comment entretenir sa paresse et sa fille Prairie dans ces conditions ? Sans compter que son passé de gauchiste choisit de refaire surface au même moment : la mère de Prairie, Frénésie, est activement recherchée par un sombre représentant de l'ordre, public et moral. Et c'est à Zoyd qu'on s'adresse pour la retrouver. Sans lui laisser, bien sûr, le choix… Vaste tâche : comment retrouver une ancienne actrice, qui a été "effacée" de la circulation depuis qu'elle a joué aux indics, et dont la trace se perd dans une espèce de séminaire néo-orientaliste pour "ninjettes" sur le retour ? Avec son humour habituel, Pynchon délire avec férocité sur les dérives américaines, et revisite un certain mythe des années soixante-dix. Une lecture euphorisante ! --Karla Manuele
Edith WHARTON : Le temps de l’innocence : (Flammarion)
Dans le New York flamboyant de la fin du XIXe siècle, Newland Archer est un jeune homme bien éduqué de la haute bourgeoisie. Promis à un avenir brillant, il est sur le point d'annoncer ses fiançailles avec la pure May Welland, quand, à l'Opéra, tous les regards se tournent vers une loge... L'apparition de la belle comtesse Olanska, la scandaleuse cousine de May qui a eu l'audace de quitter son mari et dont l'indépendance, en ce temps-là, est considérée comme impardonnable, va bouleverser sa vie. Comment, dans une société qui broie les êtres et sacrifie les amours, peut-on préserver l'innocence ?
Edith WHARTON : Ethan Frome (Gallimard)
Les montagnes du Massachusetts à la fin du XIXe siècle. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages. Il a hérité d'une ferme et d'une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef-d’œuvre atypique d'Edith Wharton.
Edith WHARTON : Chez les heureux du monde (Gallimard)
Un après-midi de septembre, à la gare de New York, Mr Selden rencontre par hasard Miss Lily Bart ; elle vient de manquer le train qui devait la conduire chez des amis. Elle accepte de venir prendre une tasse de thé chez l’avocat. C’est l’occasion pour lui de faire une cour discrète à cette jeune femme de vingt-neuf ans, orpheline charmante mais sans argent, qui aimerait faire un riche mariage. Mais, pour elle, ce moment passé seule à seul chez un célibataire est aussi la première entorse aux usages du monde. Évocation brillante de la haute société new-yorkaise, où la richesse ne compte qu’affichée, "Chez les heureux du monde" fonde son intrigue sur le thème du mariage et de l’ascension sociale qu’il permet. Mais Lily Bart confond la vie et les fausses valeurs auxquelles elle sacrifie son âme…
Magyd CHERFI : Ma part de Gaulois (Actes Sud)
Le parolier et chanteur de Zebda s'idéalisait en poète de la racaille, mais au printemps 1981 il doit concilier ses origines maghrébines et son vécu toulousain, ses révoltes d'adolescent et sa volonté de réussir son baccalauréat.
Sylvain TESSON : Les piliers de la mer (Albin Michel)
De l'aiguille d'Etretat à Totem Pole en Tasmanie en passant par les îles Féroé et le cap Horn, Sylvain Tesson a gravi en vingt ans plus de cent stacks, ces piliers rocheux dressés au large des falaises. Il raconte son tour du monde à la découverte de ces dernières terres inviolées par l'homme, qui, sauvages, libres et seules, sont la parfaite incarnation de son rapport au monde.
Philippe DELERM : La bulle de Tiepolo (Gallimard)
Toute une foule, vue de dos ou de profil, assistant à un spectacle invisible.
Au loin, la mer. Une facture surprenante. Des personnages saisis dans des attitudes familières au cours d'une scène publique. Mais le vrai secret, c'était le personnage grimpé sur un tabouret et qui tient à la main une longue badine, ou une espèce de perche, dont l'extrémité atteint le centre de la scène. Quel sens donner à son geste ?
Eric-Emmanuel SCHMITT : La rêveuse d’Ostende (Albin Michel)
Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A., va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Superbe mystificatrice ou femme unique ? Cinq histoires où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - "La rêveuse d'Ostende", "Crime parfait", "La guérison", "Les mauvaises lectures", "La femme au bouquet" - suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.
Anne BEREST: Finistère (Albin Michel)
Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ? « À chaque vacances, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père - et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s'assombrissaient au fil du temps, et dont l'instabilité visuelle voulue par l'artiste, se transformait, année après année, en incertitude. » Après La Carte Postale et Gabriële, Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son œuvre romanesque consacrée à l'exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s'entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu'à mai 68, en passant par l'Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.
Jeanne BENAMEUR : Vivre tout bas (Actes Sud)
Entre vagues et falaises, comme née du paysage, une femme apparaît au bord de la mer, portée par un chagrin plus grand qu’elle. Le livre raconte sa prise d’élan vers une autre version d’elle-même, une évasion : Marie, mère et sainte, s’affranchit ici doucement mais sûrement de l’iconographie qui la fige. Et de la liturgie qui lui coupe la parole. Elle se découvre aussi, à la rencontre des autres, de ceux – proches ou lointains, présents ou futurs – qui ne laisseront pas de traces ailleurs que dans la mémoire des vivants. Le roman comme un affût.
Akira MIZUBAYASHI : La forêt de flammes et d’ombres (Gallimard)
Tokyo, décembre 1944. Embauché dans un centre de tri postal, Ren Mizuki y rencontre deux autres étudiants qui partagent sa passion pour la culture et l'art européens : Yuki, qui deviendra sa compagne, peintre elle aussi, et Bin, un violoniste promis à une carrière internationale, qui restera à jamais son frère d'élection. En 1945, Ren est appelé en Mandchourie dans l'enfer des combats. Défiguré, mutilé, il en rentre persuadé qu'il ne pourra plus jamais tenir un pinceau. L'amour de Yuki sera-t-il capable de renverser un destin ? À travers une histoire particulièrement émouvante, Akira Mizubayashi continue d'explorer ses thèmes familiers : le désastre des nationalismes fauteurs de guerre, l'art, recours essentiel contre la folie des hommes.
Andreï KOURKOV : Les abeilles grises (Liana Levi)
Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man’s land, ces ennemis d’enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s’ajoute la monotonie des journées d’hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d’«apithérapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l’aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l’Ukraine de l’ouest et du silence des montagnes de Crimée, l’œil de Moscou reste grand ouvert...
William BOYD : Gabriel’s moon (Seuil)
Au début des années 1960, Gabriel Dax, auteur reconnu de récits de voyage, réalise au Congo une interview du Premier ministre Patrice Lumumba, qui avoue craindre pour sa vie. De retour à Londres, Gabriel apprend son assassinat. Contacté par Faith Green, une mystérieuse agente du MI6, il tombe bientôt sous son emprise et devient son espion, son « idiot utile », basculant dans un labyrinthe de duplicité et de trahisons. Les missions s’enchaînent à travers l’Europe, Cadix un jour, Varsovie un autre, ponctuées de rencontres inquiétantes. Alors que les bandes enregistrées de l’interview de Lumumba par Gabriel attisent l’intérêt de certains, l’affrontement entre Américains et Soviétiques sur fond de crise des missiles à Cuba fait redouter une troisième guerre mondiale. Déroulant les tours et détours d’une intrigue complexe, où alternent indices trompeurs et fausses coïncidences, William Boyd conjugue ici le genre du roman d’espionnage et l’art virtuose de la narration. Le résultat est spectaculaire.
Paul GASNIER : La Collision (Gallimard)
En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80 km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l’opinion contre l’autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d’où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible. En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s’écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s’ignorent jusqu’au jour où ils entrent violemment en collision. C’est aussi l’histoire de deux familles qui racontent chacune l’évolution du pays. Un récit en forme d’enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l’irrémédiable.
Paul SAINT BRIS : L’allègement des vernis (Le Livre de Poche)
Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Cet intellectuel nostalgique voit dans le musée un refuge où se protéger du bruit du monde. Mais la nouvelle présidente, Daphné – une femme énergique d’un pragmatisme désinhibé –, et d’implacables arguments marketing lui imposent une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde.
À contrecœur, Aurélien part à la recherche d’un restaurateur assez audacieux pour supporter la pression et s’attaquer à l’ultime chef-d’œuvre. Sa quête le mène en Toscane, où il trouve Gaetano, personnalité intense et libre. Face à Mona Lisa, l’Italien va confronter son propre génie à celui de Vinci, tandis que l’humanité retient son souffle… Ce roman au style vif porte un regard acéré sur la boulimie visuelle qui caractérise notre époque, sur notre rapport à l’art et notre relation au changement. Paul Saint Bris met en scène une galerie de personnages passionnants en action dans le plus beau musée du monde. Jusqu’au dénouement inattendu, il démontre, avec humour et brio, que l’allègement des vernis peut tout autant bénéficier aux oeuvres qu’aux êtres qui leur sont proches.
Pascal TONAZZI : La grande histoire de Notre Dame dans la littérature (Le Passeur)
À travers des extraits d'œuvres de nos plus grands écrivains, l'auteur raconte à la fois l'histoire de Notre-Dame de Paris et sa place dans l'Histoire des hommes. Depuis plus de huit cents ans, Notre-Dame de Paris fascine, captive, inspire. Pour tous, elle a toujours été plus qu'un monument. L'émotion suscitée lors de la récente actualité en est une preuve. Partout dans le monde, Notre-Dame en flammes a créé un émoi profond. Les chroniqueurs du Moyen Âge, les plus grands écrivains français et étrangers, les poètes, ont non seulement admiré, mais aimé Notre-Dame de Paris, nous restituant leurs impressions par des écrits où ils semblent tous avoir été touchés par une grâce particulière. L'auteur, qui pendant plus de quinze ans a rassemblé une somme de données éparses dans de nombreux ouvrages, nous livre ici les fruits de ses recherches et nous raconte avec simplicité l'histoire de ce monument qui a fasciné et fascine encore. Notre-Dame de Paris unit ainsi dans une même ferveur Claudel, Hugo, Freud, Verlaine, Rabelais et Proust, et tant d'autres.
Un voyage à travers les siècles avec les plus grands auteurs pour guides.
Boualem SANSAL : Le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller (Gallimard)
Nés de mère algérienne et de père allemand, deux frères sont élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, Quand ils apprennent en 1994, que leurs parents restés dans leur village d’Aïn Deb, près de Setif ont été égorgés lors d’un massacre par le GIA, le deuil va se doubler d’une douleur bien plus atroce : lá révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouait du titre prestigieux de moudjahid… Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s'y trouvent depuis deux générations.
Albert CAMUS : L’étranger (Folio)
« Lorsque la sonnerie a de nouveau retenti et que la porte du box s'est ouverte, un silence lourd et oppressant a envahi la salle. Ce silence m'a frappé de plein fouet, accompagné de cette étrange sensation de voir le jeune journaliste détourner les yeux. Un malaise s'est installé, presque imperceptible mais envahissant. Je n'ai pas cherché Marie du regard, ni cherché à la comprendre, car le président, dans une formulation bizarre et détachée, m'a annoncé que ma tête serait tranchée en place publique, au nom du peuple français. Les mots qu'il prononçait semblaient étrangers, comme s'ils n'appartenaient pas à ma réalité. Ils s'entassaient dans ma tête, se mêlant en bruits confus, presque indiscernables. Il y avait un décalage, un flottement étrange entre ce qu'il disait et ce que je ressentais à cet instant. Une lourde indifférence m’envahissait. Je n’ai pas réagi, ni par indifférence ni par peur, mais par une acceptation presque détachée, comme si tout cela était une suite inéluctable, un dénouement attendu. Chaque événement, chaque minute de ma vie semblait m'avoir conduit à cet instant précis, où le monde, soudainement, me paraissait incroyablement lointain et irréel. »
Piergiorgio PULIXI : Si les chats pouvaient parler (Gallmeister)
La librairie de Marzio Montecristo, Les Chats Noirs, a été choisie comme “librairie flottante” pour un événement exclusif : le célèbre auteur de romans policiers Galeazzo écrira les derniers chapitres de son nouveau roman à bord d’un bateau de croisière qui fera le tour de la Sardaigne. Marzio n’est pas très enthousiaste – il déteste Galeazzo –, mais la librairie est en difficulté et c’est une opportunité à ne pas manquer. Le libraire se lance donc dans l’aventure, emmenant avec lui l’inspecteur Caruso, futur membre du club de lecture des “enquêteurs du mardi”, et ses deux mascottes félines, Poirot et Miss Marple. Marzio imagine passer des vacances somme toute agréables, mais le voyage prend une tournure inattendue lorsqu’un meurtre vient troubler l’atmosphère idyllique de la croisière. Personne ne peut quitter le navire et la tension est à son comble.Ce deuxième volet des aventures de Marzio Montecristo lui donnera l’occasion de mettre à profit des années de lecture policière pour affronter un meurtrier à l’esprit brillant, convaincu d’avoir commis le crime parfait.
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