Le club lecture, réuni à la Maison des Associations, a sélectionné quelques ouvrages (octobre 2026)

Publié le par universite-d-anchin

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est joint pour chaque ouvrage le résumé de quatrième de couverture

Bernard WERBER : La Voix de l’arbre (Le Livre de Poche)

Rose Pinson, hypersensible et détachée des humains, se sent perdue lors d'une randonnée en forêt. Lorsqu'une branche tue son compagnon, elle affirme que l'arbre l'a fait volontairement. Incomprise, elle se réfugie dans l'arbre, cherchant à comprendre si ces êtres possèdent une conscience. Son enquête la mène jusqu'à Pando, le spécimen le plus ancien, où une vérité oubliée l'attend.

Si les arbres détenaient le secret de la préservation de l'humanité, seriez-vous prêts à les écouter ?

Si les arbres pouvaient s'exprimer, que nous diraient-ils ?

Rose, jeune scientifique déterminée, a suivi son compagnon au cœur de la plus ancienne forêt de France. Il veut lui faire partager son émerveillement et sa passion pour un chêne millénaire d'une rare beauté. Mais le spectacle tourne au drame lorsqu'une lourde branche tombe de l'arbre et tue le jeune homme sur le coup. Accusée du meurtre, traquée par la police, Rose décide de fuir, le temps de prouver son innocence. Alors que tout l'accable, une solution, aussi surprenante soit-elle, se dessine : communiquer avec ce grand chêne, témoin du drame. Aidée de Sylvain, botaniste aussi original que génial, elle élabore une machine capable d'une telle prouesse : un Arbrophone. Ce qu'elle va découvrir dépasse de loin le cadre de l'enquête policière...

Dans ce suspense haletant, entre aventure, science et passion, Bernard Werber nous révèle un univers merveilleux et nous reconnecte à l'énergie vitale des forêts.

Stéphanie PEREZ : Le gardien de Téhéran (Pocket/Roman contemporain)

L'histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d’œuvre d'art moderne, le trésor de l'Impératrice des arts.

Printemps 1979, Téhéran. Alors que la Révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à feu et à sang, les Mollahs brûlent tout ce qui représente le modèle occidental vanté par Mohammad Reza Pahlavi, le Chah déchu, désormais en exil.

Seul dans les sous-sols du musée d'Art moderne de Téhéran, son gardien Cyrus Farzadi tremble pour ses toiles. Au milieu du chaos, il raconte la splendeur et la décadence de son pays à travers le destin incroyable de son musée, le préféré de Farah Diba, l'Impératrice des arts. Près de 300 tableaux de maîtres avaient permis aux Iraniens de découvrir les chefs d’œuvre impressionnistes de Monet, Gauguin, Toulouse-Lautrec, le pop art d'Andy Warhol et de Roy Lichtenstein, le cubisme de Picasso ou encore l'art abstrait de Jackson Pollock. Mais que deviendront ces joyaux que les religieux jugent anti islamiques ?

Face à l'obscurantisme, Cyrus endosse, à 25 ans à peine, les habits un peu grands de gardien d'un trésor à protéger contre l'ignorance et la morale islamique.

Pierre BOISSON : Flamme, volcan, tempête : un portrait de Christine Pawlowska (Pocket)

Un été, Pierre Boisson découvre dans une bibliothèque un roman à l’abandon, oublié en deuxième rangée, invisible : Écarlate, de Christine Pawlowska. Un petit ouvrage, d’une centaine de pages, publié en 1974 au Mercure de France. Un texte écrit par une adolescente dont la violente mise à nue et la plume incandescente frappent le journaliste et l’assaillent de questions. Qui est Christine Pawlowska ? Comment a-t‑elle vécu ? Qu’est-elle devenue ? A-t-elle continué d’écrire ? Tant de mystères qu’une brève recherche Internet ne permet pas d’élucider, au contraire, car Christine Pawlowska a disparu. Pourtant, son œuvre, même faite d’un seul livre, semble avoir compté.

Pierre Boisson mène l’enquête et découvre la vie fascinante et hors norme de celle qui a partagé les pages du cahier d’été de La Nouvelle Revue française avec Annie Ernaux, qui a aussi été fugueuse, avorteuse, kidnappeuse ou tenancière de bar. Son destin est celui d’une femme emprisonnée dans un continuum de violence et d’une autrice poursuivie par “l’agonie des mots absents”, selon l’un de ses poèmes aujourd’hui retrouvé.

Flamme, volcan, tempête est un roman sans fiction dans lequel se côtoient l’histoire d’une enquête, l’histoire d’une femme et, au fond, une certaine histoire de la littérature.

Lisa SEE : Le cercle de Lady Tan (J’ai Lu)

Si l’on en croit Confucius « une femme instruite est une femme inutile ». Pourtant, Yunxian Tan, née dans une famille des plus éminentes est élevée par ses grands-parents justement pour être utile. Sa grand-mère est l’une des rares femmes médecins en Chine, et elle lui enseigne les quatre piliers de la médecine chinoise. Dès l’enfance, Yunxian se familiarise avec les maladies féminines, souvent liées à la maternité, aux côtés de Meiling, une jeune sage-femme en formation. Animées par une même vocation, toutes deux se promettent de rester amies pour toujours, partageant leurs joies et leurs peines.

Mais lorsqu’on impose à Yunxian Tan un mariage arrangé, on lui interdit de revoir Meiling et d’apporter son aide aux femmes et aux filles de la maison. Elle doit se conformer à son rôle d’épouse, donner naissance à des garçons, et passer le reste de sa vie entre les murs de la propriété familiale.

Comment Lady Tan saura-t-elle s’affranchir de ces traditions et mener une carrière d’une importance telle que nombre de ses remèdes sont encore utilisés cinq siècles plus tard ?

Fred VARGAS : Quand sort la recluse (Flammarion/Policier)

"- Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.

- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.

- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?

- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.

- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ?"

Amélie NOTHOMB : Le crime du comte Neville (Albin Michel)

Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.

Douglas KENNEDY : L’homme qui voulait vivre sa vie (Pocket)

Traduit par Bernard Cohen

La vie de Ben Bradford n'est qu'une vaste comédie : en apparence c'est un père et un mari comblés, en réalité il souffre de la froideur de son épouse. Brillant avocat envié par ses pairs, il ne rêvait que d'être photographe. Alors qu'il se persuade qu'il est heureux, il découvre que sa femme le trompe et, qui plus est, avec un photographe ! Anéanti, il supprime son rival. Que faire ? Se rendre ou fuir ? Ben choisit la fuite et recommence une nouvelle vie à l'autre bout des Etats-Unis en prenant l'identité de sa victime.

David FOENKINOS : Je suis drôle (Gallimard)

Gustave Bonsoir n'a qu'une idée en tête, faire rire tout le monde. En grandissant, il suit des cours de théâtre, puis il s'oriente vers le cinéma, sans grand succès. Quand l'artiste Marco Komeda imagine une exposition temporaire dédiée à la tristesse à Paris, Gustave Bonsoir est embauché. Il est rapidement repéré, au point de devenir le nouvel acteur-phare du cinéma d'auteur.

Jean-Louis FOURNIER : Ma mère du nord (Stock)

« Petit, chaque fois que j’écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j’avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c’était bien.

Qu’est-ce qu’elle penserait aujourd’hui de ce que je suis en train d’écrire sur elle ?

Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu’on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu’on parle d’elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse.

Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d’amour ? Que j’essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l’aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse.

Ce livre, je l’ai écrit pour la faire revivre.

Parce qu’elle me manque. »

Philippe DELERM : Les amoureux de l’Hôtel de Ville (Folio)

« Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. »

La librairie où François travaille ferme ses portes ; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau ?

Ken FOLLETT : Code zéro (Livre de Poche)

Gare de Washington, le 29 janvier 1958, cinq heures du matin. Affolé, Luke se réveille, habillé comme un clochard...

Que fait-il là ? Il ne se souvient plus de rien. Deux hommes le filent. Pourquoi ? Son amnésie est-elle d’accidentelle ?

Traqué, désemparé, il découvre qu’il travaillait sur la base de Cap Canaveral, au lancement d’Explorer I, prévu pour le lendemain soir… Il lui reste quarante-huit heures pour retrouver son identité, empêcher le sabotage de la fusée et sauver sa peau…

Code zéro se fonde sur des faits réel : en pleine guerre froide, le lancement d'Explorer I fut ajourné pour d'obscure raisons.

Ken Follett a imaginé le déroulement de cette affaire classée top secret par les autorités américaines.

Un compte à rebours d’une efficacité redoutable.

Maud ANKAOUA : Tu m’avais promis (Eyrolles)

Et si une promesse pouvait transformer votre destin ?

Luce compte les jours depuis trois ans ! Son père, Gabin, lui avait fait la promesse de l'emmener en voyage pour ses huit ans. Malgré ses appréhensions, le quadragénaire sait qu'il doit honorer son engagement, et la décision est prise : ils s'envoleront bientôt pour rejoindre la tante de la petite fille en mission vétérinaire au Kenya.

Mais le départ a un goût doux-amer : l'absence de Julie, la maman de Luce et la femme de Gabin, leur serre le coeur à tous les deux. Elle a disparu il y a déjà sept ans, sans que jamais sa trace soit retrouvée. Gabin est prisonnier de cette incertitude, ignorant s'il a le droit ou non de conserver une forme d'espoir.

Lorsqu'ils atterrissent à Nairobi, il est loin de se douter que les semaines qui l'attendent ne seront pas seulement l'occasion pour lui de partager un beau voyage avec sa fille, mais le cadre d'une transformation intérieure, sur le chemin de la résilience et de la joie profonde.

Entre rires et larmes, rencontres bouleversantes et révélations, ce roman puissant sur la force de l'âme humaine nous rappelle que même dans nos plus grandes blessures se cachent les graines de notre renaissance. Une leçon d'espoir et de sagesse qui touche au coeur de ce qui nous rend profondément humains.

Maud ANKAOUA nous offre ici un récit initiatique d'une rare intensité émotionnelle. Après ses trois best-sellers Kilomètre Zéro, Respire et Plus jamais sans moi, elle signe un quatrième roman qui explore avec finesse les mécanismes de la résilience et les chemins parfois inattendus de la guérison.

Freida MCFADDEN : La femme de ménage (J’ai Lu)

Chaque jour, Millie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l'école et prépare les repas avant d'aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L'occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable. Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l'extérieur, il est peut-être déjà trop tard...

Laura BOURGEOIS : Min Jin Lee PACHINKO (Charleston)

L’histoire nous a failli, mais qu’importe.

Début des années 1930.

Dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par les belles paroles et tendres attentions d’un riche étranger. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte et que son amant est déjà marié, elle est confrontée à un choix : devenir, comme tant d’autres jeunes femmes dans sa situation, une seconde épouse, une « épouse coréenne » ou couvrir sa famille de déshonneur. Elle choisira une troisième voie : le mariage avec Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui offre une nouvelle existence au Japon. Cette décision est le point de départ d’un douloureux exil qui s’étendra sur huit décennies et quatre générations.

Avec une justesse historique remarquable et une écriture précise et dépouillée, Min Jin Lee nous offre, à travers un siècle de relations nippo-coréennes, un hymne intime et poignant à tous les sacrifices que font les immigrés pour trouver leur place en pays étrangers.

 

Publié dans actualités

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